Les Sœurs Maristes

Origines et expansion

LES DÊBUTS :

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Le 23 juillet 1816, au Séminaire de Lyon, 12 séminaristes promettent de fonder la Société de Marie : Jean-Claude Colin et Marcellin Champagnat sont du nombre. En 1817, alors que Jean-Claude Colin est vicaire dans la paroisse de Cerdon, Jeanne-Marie Chavoin est invitée à prendre connaissance du projet. L’intuition correspond exactement à ce qu’elle souhaite : une congrégation dédiée à Marie. En même temps, Marcellin Champagnat fonde les Frères Maristes, à La Valla (dans la Loire).

Marie Jotillon, amie de Jeanne-Marie, va la rejoindre à Cerdon et en 1823, avec elle et une troisième compagne, elles ouvrent la première communauté des Sœurs Maristes. A Mgr Devie, évêque du diocèse de Belley, qui essaie de la dissuader, Jeanne-Marie répond clairement :
« Monseigneur, nous avons quitté notre pays et nos parents
pour commencer la Société de la Sainte Vierge ».

En 1825, la nouvelle communauté déménage à Belley. La maison de Bon Repos deviendra le berceau de la Congrégation. Les premiers Pères Maristes sont réunis depuis peu dans la même ville autour de Jean-Claude Colin, avec quelques autres dont Pierre Chanel. Les relations entre les 2 communautés belleysanes sont fréquentes et cordiales ; le soutien spirituel est réciproque ; la joie et l’enthousiasme sont à leur comble : « l’Œuvre de Marie » commence à prendre vie. Déjà des laïcs s’intéressent à la vie mariste et forment des fraternités. La Société de Marie est née, une famille à 4 branches !

Jean-Claude-Colin St-Marcellin-Champagnat

Père Jean Claude Colin et Saint Marcellin Champagnat. (de gauche à droite)

EXPANSION  :

De 1826 à 1852 : l’expansion est régionale, dans les départements de l’Ain, du Rhône et de la Loire avec, pour activités principales : écoles et pensionnats ; animation pastorale et de quartier, orphelinats, accueil de retraites spirituelles.

1858 – 1900 : Expansion internationale :

1858 : Angleterre
1873 : Irlande
1892 : Iles Fijdi

1884 : la Congrégation est approuvée par le Pape comme congrégation de droit pontifical

De 1901 à 1930 environ : persécutions religieuses en France et communautés « souterraines ».
Comme toutes les congrégations enseignantes, la plupart des communautés sont fermées. Les biens des congrégations sont confisqués. Les sœurs doivent choisir : ou partir à l’étranger, ou quitter la vie religieuse, au moins officiellement. Quelques communautés fondées au XIXème siècle perdurent cependant : Sainte Foy les Lyon (69), Saint Etienne (42) et Montanay (69).

Le XXème siècle est essentiellement missionnaire : tous les continents sont terres d’accueil et d’évangélisation. La Congrégation continue à s’implanter en :

EUROPE : 1903 Belgique, 1950 Italie, 1961,  Allemagne

OCEANIE : 1907 : Australie,  1927 : Nouvelle Zélande

AFRIQUE : 1950 : Sénégal,  1984 : Gambie

AMERIQUE DU NORD : 1947 Canada, 1956 : Etats-Unis

AMERIQUE LATINE : 1878 : Brésil, 1981 : Mexique, 1984 : Colombie, 1998 : Vénézuela

ASIE : 1998 : Philippines

Dans le même temps, un renouveau « interne » s’opère dans les communautés comme dans l’Eglise entière.
1958 : Retour aux sources historiques et spirituelles de la Congrégation
1962 : Concile Œcuménique Vatican II. Les communautés de France se diversifient, vivent en plus petites unités, certaines insérées dans les quartiers, avec des activités professionnelles plus personnalisées.
1968 : Fusion des Petites Servantes de Nazareth avec les Sœurs Maristes
1986 : Promulgation d’une nouvelle Règle de Vie
Une collaboration féconde s’établit avec toute la Famille Mariste, Pères, Frères, Sœurs Missionnaires de la Société de Marie et Maristes Laïcs.

Au XXIème siècle, les chapitres de 2001 et 2008 organisent une restructuration de la Congrégation et ouvrent une nouvelle ère d’expansion dans des mondes plus éloignés géographiquement ou politiquement.
Mars 2005 : fondation en Ukraine.
Septembre 2006 : inauguration du noviciat au Philippines.
Février 2006 : restructuration de la congrégation.
Mars 2009 : fondation en Papouasie Nouvelle Guinée.

Aujourd’hui, la congrégation est en croissance dans les pays pauvres, solidaire particulièrement des femmes, appelée à contribuer à l’avènement d’une Eglise au visage marial, à bâtir des ponts en témoignant de la compassion, de la miséricorde, de l’amour de Dieu pour tous.